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Métiers du social : formés pour aider

Publié il y a plus d'un an

Après avoir obtenu un diplôme d’aide médico psychologique au Centre de formation de l’Essonne, à Grigny, Aminata Sall a repris des études à l’Institut de recherche et de formation à l’action sociale de l’Essonne (Irfase), à Évry,-Courcouronnes, pour devenir éducatrice spécialisée. À la clef : un métier, mais aussi un choix de vie et un véritable aboutissement.

« Dès l’adolescence, je voulais travailler dans le social. ». Aujourd’hui âgée de 37 ans, Aminata Sall est en deuxième année de formation d’éducatrice spécialisée à l’Irfase.

Le métier d’une vie

Un cursus qui correspond parfaitement au parcours de cette habitante de Fleury-Mérogis qui a travaillé en maison de retraite, en centre de rééducation fonctionnelle, en Esat (Établissement et service d'aide par le travail), en maison d’accueil spécialisée, et qui a passé plusieurs années en unité localisée d’inclusion scolaire à accompagner des enfants autistes auprès d’éducateurs spécialisés. « J’ai vraiment aimé leur manière de travailler avec ces enfants, explique la jeune femme. C’est à partir de là que mon projet a muri. Il correspond aussi à ma propre expérience. Grâce à des éducateurs, j’ai pu reconstruire ma vie. »





En voie directe ou en apprentissage

Maman de trois enfants, Aminata a mis en place une organisation millimétrée afin de mener au mieux son projet. Mais elle est motivée et peut compter sur le soutien de ses proches. « Mon mari et ma famille m’aident beaucoup et je voulais faire cette formation depuis longtemps. C’est un projet muri, donc ça se passe bien. » Intégrée à la promotion en voie directe, Aminata est à l’école du lundi au jeudi, contrairement aux deux autres promotions de l’Irfase qui se déroulent en apprentissage selon un rythme de 3 jours en structure et deux jours en cours. « J’ai choisi la voie directe car j’avais déjà plus de 10 ans d’expérience sur le terrain. J’avais donc plutôt besoin de cours théoriques. Mais c’est une question de choix, c’est selon l’expérience de chacun. »

Des stages en structures

Parmi les 36 élèves de sa promotion, essentiellement des filles, la plupart sont âgés de 17 à 23 ans et seulement 3 ont plus de 30 ans. Ce qui n’empêche pas Aminata de se sentir comme un poisson dans l’eau. « Les plus anciens motivent les plus jeunes », confie-t-elle. Une aide précieuse quand on sait que les étudiants alternent les périodes de cours avec 3 stages en structures. Le premier dure 8 semaines, le second 5 mois et le dernier s’étire sur 32 semaines réparties sur un an, avec 7 jours par mois à l’Irfase.

Réforme, socle commun, et partenariat avec l’Upec

Depuis la réforme de 2018, un socle commun de connaissances a été mis en place pour les cinq formations du travail social (éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, éducateurs technique spécialisé, assistant de service social, conseiller en économie sociale et familiale). « C’est important, car ça signifie que si un titulaire du diplôme d’éducateur spécialisé souhaite plus tard devenir assistant de service social, par exemple, il aura déjà les certifications qui sont en commun et il lui faudra juste obtenir les autres modules. » La réforme a également modifié le « niveau » du diplôme obtenu. Précédemment, c’était un diplôme de niveau 3, bac + 2, et il est passé au niveau 2, bac + 3, avec un grade Licence. Par ailleurs, dès leur deuxième année de formation à L’Irfase, les élèves ont désormais la possibilité de suivre un double cursus en partenariat avec l'Université Paris-Est Créteil (Upec - site de Créteil), afin d’obtenir une Licence Sciences de l’éducation. « Je commence les cours à l’Upec cette année, confie Aminata. C’est un plus appréciable, d’autant que nos cours ici sont déjà très riches : nous faisons de la sociologie, de la psychanalyse, de l’anglais, de l’histoire du travail social, de l’initiation à la recherche, mais aussi des ateliers professionnels d’approfondissement et de méthodologie et du droit afférent à la protection de l’enfance... »

Stages et crise sanitaire

Pour l’heure, Aminata vient de terminer son deuxième stage qu’elle a effectué dans le domaine de la protection de l’enfance. « Ça m’a beaucoup plu. C’était vraiment très enrichissant, j’ai appris énormément. Certaines situations me rappelaient mon parcours. J’ai pu être à leur écoute. C’est ça qui me motive. Ce travail peut être d’un grand soutien pour les personnes en difficultés. Je le sais par expérience. Il peut les aider à se socialiser, à s’intégrer, à devenir autonome. » Le prochain stage d’Aminata devra débuter en février 2021 mais, dans un contexte sanitaire complexe, elle a pris les devants et a déjà envoyé une centaine de candidatures. Si tout se passe bien, elle sera diplômée en juin 2022 et deviendra éducatrice spécialisée. Elle aimerait travailler avec des enfants en situation de handicap, ou en psychiatrie, ou auprès de personnes en difficultés dans le domaine de l’accompagnement social lié au logement.

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