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Le marathon de Sénart Grand Paris Sud : retour sur un événement majeur de notre territoire

Publié il y a environ 2 mois

Le marathon de Sénart Grand Paris Sud aurait fêté ses 20 ans le 1er mai dernier. Crise sanitaire oblige, il a été annulé et les inscriptions vont être intégralement remboursées. En attendant des jours meilleurs, nous vous proposons de revenir sur la création de cet événement majeur de notre territoire et sur sa première édition, en 2000.

« Le marathon est né d’une volonté politique, explique Christophe Legendre, premier organisateur du marathon pour le Syndicat d’agglomération nouvelle de Sénart en 1999. Normalement, Sénart devait accueillir le Stade de France. Tout était prêt. Quand, finalement, ça ne s’est pas fait suite au changement de gouvernement, la déconvenue était générale et les élus se sont demandés comment faire pour attirer les gens, et favoriser le développement économique, culturel et sportif. »

Un événement fédérateur

L’idée de rassembler les communes et les associations autour d’un projet sportif commun a fini par s’imposer et la création d’un marathon, proposée par plusieurs élus dont Guy Geoffroy, maire de Combs-la-Ville et lui-même coureur, a vite émergé. « Tout est parti d’une réunion entre les maires de Sénart et le directeur départemental de la jeunesse et des sports, Thierry Maudet, commente l’élu. Nous cherchions avec lui comment créer un évènement fédérateur à partir du sport, qui était pour nous un élément important de l’identité sénartaise. En tant que coureur, j’avais la certitude qu’en partant d’une des villes du SAN, et en faisant le tour des 10 communes, on ne serait pas loin de la longueur d’un marathon. » Dont acte. Un dimanche, Guy Geoffroy et quelques collègues décident de tester le parcours à vélo. « Nous l’avons fait sous un déluge de vent et de pluie. Nous nous en souvenons tous. Mais c’était pour la bonne cause. » Ce matin-là, la promenade était cauchemardesque, mais elle mesurait 45 km ! Il restait donc à affiner le parcours et à créer l’événement.

Valoriser l’esprit et l’identité sénartais

Ce qui n’était pas une mince affaire. En 1999, le Syndicat d’agglomération nouvelle ne roule pas sur l’or et il n’existe pas réellement de service des sports. Lissois très impliqué dans le monde du triathlon et organisateur bénévole d’événements, Christophe Legendre est recruté pour organiser le marathon. Il deviendra le premier directeur des sports du SAN. « Un événement intercommunal tel que celui-ci n’existait pas au niveau national, confie-t-il. Pour qu’il fonctionne, il fallait absolument que chaque commune, avec son maire et ses associations sportives, soit partie prenante. Ma stratégie était d’y aller progressivement et de faire adhérer les directeurs des sports avec leurs réseaux pour que chacun puisse s’identifier à l’événement. Et c’est ainsi que les bénévoles, via les clubs, mais aussi les polices municipales et les associations, ont pris part à l’organisation. Moi j’étais le chef d’orchestre, mais sans les élus, les directeurs des sports et les clubs, rien n’aurait été possible. » Il s’agit ensuite d’affiner le parcours pour qu’il mesure 42 km 195 et deviennent un marathon officiel validant une performance. Christophe Legendre demande des conseils à la Direction départementale jeunesse et sport, à la Direction des courses hors stade d’Ile-de-France… Chaque détail est étudié, évalué et validé. « D’un point de vue politique, les élus, bien que de sensibilités différentes, avaient tous une ambition fédératrice, commente Guy Geoffroy. Il s’agissait de réunir les communes autour d’un esprit sénartais, au-delà des divergences. Nous voulions saisir cette occasion de mettre en avant ce qui était identitaire chez nous : le sport et la culture. »

Des partenariats historiques

Le projet prend forme petit à petit, mais pour qu’il puisse s’épanouir, il faut aussi convaincre les grosses entreprises du territoire, telles que Lalique, ou Facom France. « Le partenariat avec Lalique a été exceptionnel, raconte Christophe Legendre. La spécificité de cet événement était aussi d’offrir quelque chose d’inoubliable à chaque marathonien qui passait la ligne. Et c’était une médaille en cristal signée Lalique ! un objet unique qu’on ne trouvait nulle part ailleurs dans le monde. » Le partenariat avec Lalique a duré 10 ans, tant que l’usine était installée à Combs-la-Ville. Depuis, la superbe médaille en verre est confectionnée dans la verrerie d’art de Soisy-sur-École. Des partenariats fructueux, donc, et une organisation bordée de toutes parts qui incluait une collaboration avec l’I.U.T. de Sénart-Fontainebleau à travers l’implication de jeunes stagiaires qui venaient faire leur stage en événementiel et en communication à la faveur du marathon. « En marge de l’épreuve, il y avait même un ekiden (relai de 6 coureurs) réservé aux étudiants et aux partenaires, se souvient Christophe Neves, directeur des sports de Grand Paris Sud, qui était à l’époque l’adjoint de Christophe Legendre. Il a évolué avec le temps. C’est aujourd’hui un 10 km ouvert à tous. »

Le marathon du muguet

Côté dates, le calendrier national était déjà très contraint et il fallait rester cohérent avec l’idée de départ qui était d’organiser un évènement fédérateur et festif. Le 1er mai s’est donc imposé et le marathon de Sénart est rapidement devenu le marathon du muguet, avec son ambiance unique et ses fameux orchestres qui se relayaient sur le parcours pour encourager les coureurs. Car, pour qu’un tel événement fonctionne, il faut bien sûr des bénévoles. Beaucoup de bénévoles. « L’humain a toujours été au cœur de ce marathon, poursuit Christophe Neves. Cette course est vraiment basée sur le coureur, du premier jusqu’au dernier et du début jusqu’à la fin. Tous sont considérés comme des athlètes de haut niveau car c’est toujours un exploit de courir un marathon. C’est le point fort de cette course. Et pour ce faire, l’organisation est basée sur l’engagement des communes et des associations sportives. C’est ce qui permet de rassembler, encore aujourd’hui, des centaines de bénévoles, dont certains ont participé à toutes les éditions. C’est quelque chose de précieux. »

Un parcours agréable et une ambiance unique

« J’ai participé car je faisais partie du club Courir Cesson Vert-Saint Denis, commente Jean-Louis Brayat, bénévole dès la première édition. L’association était partie prenante dans l’organisation et nous avons quasiment tous mis la main à la pâte. Nous étions à la pasta party de la veille et beaucoup d’entre-nous courait le lendemain. Mais les conjoints des coureurs étaient présents sur la course. C’était formidable. Il y avait des animations un peu partout, des spectateurs enthousiastes, des bénévoles, des orchestres… Je m’en souviendrai longtemps, d’autant que c’était la première fois que je faisais un marathon. » Un enthousiasme partagé par Sylvie Beaulieu, vainqueur de la première édition. « J’étais en équipe de France du 100 km et j’y allais pour une préparation. C’est un beau marathon avec un parcours et une ambiance très sympa. L’arrivée sur le stade est très agréable. » Un parcours « agréable » qui a également séduit la Fédération française d’athlétisme puisqu’en 2008 et en 2017 le marathon de Sénart a été choisi par la FFA pour être le support des championnats de France de la discipline et en 2013 pour être celui des championnats de France universitaires.

Une aventure humaine

Vainqueur chez les hommes lors de la première édition, Jérôme Gaubert préparait quant à lui un 100 km pour entrer en équipe de France. Le marathon de Sénart revêt pour lui une signification toute particulière. « J’ai découvert une épreuve incroyablement bien organisée. Tout était mis en place pour que ça se passe bien avant, pendant, et après la course. C’était extraordinaire. Sénart a toujours été pour moi une course au top en termes d’organisation. Je l’ai refait trois fois en tout et dès que quelqu’un me parle de courir un marathon, je lui conseille. Plus que Paris, que j’ai fait aussi. Je me suis éclaté pendant 42 bornes et c’est ce qui a déclenché ma carrière et m’a permis de devenir international sur 100 km ensuite. C’est un moment important dans ma vie. Il y a des courses comme ça. Des déclics. Ça m’a mis le pied à l’étrier. C’est l’épreuve, mais c’est aussi l’aventure humaine, les gens, l’organisation, les bénévoles… Après être devenu international, j’ai fini par perdre le goût de la course. J’avais donc complètement arrêté de courir depuis un moment et, l’année dernière, quand j’ai été convié à la 20ème édition du marathon, j’ai repris un mois avant pour participer aux 10 km. Depuis, je me suis repris au jeu, j’ai repris du plaisir, je cours 6 fois par semaine et j’ai retrouvé la ligne. Et encore une fois, c’est grâce au marathon de Sénart ! »

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Événement lié

En 2019, le marathon de Sénart Grand Paris Sud a fêté sa 20ème édition en musique en conservant les clefs qui ont fait sa réussite depuis le 1er mai 2000.

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