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Handisport : L’Icam saisit la balle au bond

Publié il y a 7 jours

En lien avec le cluster Grand Paris Sport, et à la demande du Comité Départemental de Tennis de Table de l'Essonne (CDTT91), des étudiants de l’Icam ont créé des raquettes de ping-pong pour joueurs handicapés.

En lien avec le cluster Grand Paris Sport, et à la demande du Comité Départemental de Tennis de Table de l'Essonne (CDTT91), des étudiants de l’Icam ont créé des raquettes de ping-pong pour joueurs handicapés.

École d’ingénieurs située à Lieusaint, l’Icam site de Paris-Sénart, soutenue par Grand Paris Sud, dispose d’un pôle « Service aux entreprises » qui permet à des associations, collectivités ou entreprises de proposer des projets qui sont ensuite réalisés par des étudiants de dernière année, en équipe, et sous la houlette d’un ingénieur et d’enseignants. « Dans le cas présent, le cluster Grand Paris Sport nous a contacté car le Comité Départemental de Tennis de Table de l'Essonne, CDTT91, leur avait fait part d’un certain nombre de projets qu’ils souhaitaient réaliser en faveur de l’handisport, commente Sylvain Morel, Business Manager à l’Icam site de Paris-Sénart. Ils voulaient notamment créer une raquette à destination des personnes souffrant d’un handicap moteur qui les empêche de la maintenir droite. Après avoir contractualisé la démarche entre l’Icam, Grand Paris Sport et le CDTT 91, nous avons planché sur le sujet et créé une raquette à 360 degrés montée sur rotule qui permet d’orienter la palette indépendamment du manche. »

Une présérie en cours de production

Une avancée notable pour l’handisport car, s’il existait déjà des solutions techniques dans le domaine du tennis de table, elles restaient incomplètes, compliquées à mettre en place, ou nécessitaient la présence d’une tierce personne. Après avoir étudié l’existant, les manques et les besoins, l’équipe de l’Icam s’est également rapprochée d’un kinésithérapeute. « Il nous a donné des conseils d’expert car nous ne maitrisons pas les aspects santé, explique Sylvain Morel. Le but était d’adapter l’outil au handicap, de la manière la plus fonctionnelle possible. » Après plusieurs allers-retours avec le CDTT91 et une première campagne de tests, une présérie est actuellement en cours de fabrication afin de mener des essais auprès d’un plus grand nombre d’usagers. « Au sein de l’établissement, nous avons également une école de production destinée à la réinsertion de jeunes en décrochage scolaire, précise Sylvain Morel. Nous les formons sur deux ans en CAP de tourneur-fraiseur. C’est à eux que nous avons confié la réalisation de ces pièces qui devraient arriver dans les semaines à venir. »

Vers une commercialisation ?

Si les essais sont concluants, ces raquettes pourraient ensuite être commercialisées à des prix abordables, afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre. Dans la lignée de cette création, L’Icam a également fabriqué une double raquette destinée aux personnes qui ont des problèmes de préhension car ils ont une main sectionnée ou une malformation. « Il fallait trouver une interface qui permette de manipuler la raquette sans avoir à tenir le manche. Celle-ci s’enfile comme un gant, pour se scratcher directement sur le bras. » D’autres projets proposés par le CDTT91 pourraient également être étudiés. Parmi eux, des balles sonores destinées aux déficients visuels.

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