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Études supérieures et alternance : le succès de l’apprentissage

Publié il y a 11 mois

Quels avantages à suivre une formation en alternance ? Comment devenir apprenti ? La réforme de l’apprentissage, ça change quoi ? Campus fait le point.

À Grand Paris Sud, lorsqu’on parle d’apprentissage dans l’enseignement supérieur, plusieurs acteurs sont incontournables. Parmi eux, le CFA EVE, le 3ème plus gros CFA d’Ile-de-France en nombre d’apprentis post-bac, et la Faculté des métiers de l’Essonne (FDME91), plus gros CFA de la région. Cela dit, plusieurs établissements du territoire vous permettront d’accomplir votre projet de formation dans les meilleures conditions. Mais d’abord, pourquoi suivre une formation en alternance ?

Allier diplôme et expérience professionnelle

« S’inscrire en apprentissage offre de nombreux avantages, commente Benoit Dick, directeur des opérations au CFA EVE. Notamment celui d’intégrer le marché du travail avec un diplôme enrichi d’une ou plusieurs expériences professionnelles. Ce qui rassure les recruteurs. » L’alternance permet en effet de suivre des études et de passer un diplôme tout en ayant une pratique professionnelle en parallèle. « Cette pédagogie est bien adaptée à ceux qui préfèrent un enseignement pratique plutôt qu’académique, souligne Alain Bao, directeur du CFA FDME91. C’est aussi, pour ceux qui ont des moyens modestes, la possibilité de poursuivre des études grâce à la rémunération que confère le statut d’apprenti. » De plus, en apprentissage, la théorie est immédiatement alliée à la pratique puisqu’elle est mise en application et complétée dans le monde du travail. « Nous sommes très vigilants sur ce point, car l’objectif est aussi d’acquérir des compétences en entreprises. Au final, l’apprenti bénéficie de deux lieux de formation et cela rend son insertion professionnelle plus rapide et plus efficace », conclut Benoit Dick.

Une formation « maison » qui séduit les employeurs

Une grande partie des élèves du CFA EVE décrochent en effet un CDI à l’issue de leur apprentissage et 85 % des jeunes trouvent un emploi en moins de 6 mois dans le domaine qu’ils ont choisi. « Pour l’entreprise, c’est une vraie modalité de recrutement car le jeune a été « formé maison ». L’an dernier, 40 % de nos jeunes ont été embauchés dans leur entreprise d’accueil. Il y a des avantages pour tout le monde. » Des chiffres qui se vérifient à l’échelle de la France entière. « Au niveau national, 7 jeunes sur 10, en moyenne, sont en emploi 6 mois après avoir obtenu leur diplôme par apprentissage », précise Alain Bao.

Apprentissage et contrat de professionnalisation

Il existe deux types de formations en alternance : l’apprentissage (400 000 apprentis en France) et le contrat de professionnalisation (90 000 personnes en France). L’apprentissage concerne essentiellement les personnes de moins de 30 ans, sauf cas particuliers : les apprentis préparant un diplôme ou titre supérieur à celui obtenu, les apprentis dont le contrat a été rompu pour des raisons indépendantes de leur volonté, les personnes reconnues travailleur handicapé, celles qui ont un projet de création ou de reprise d’entreprise nécessitant le diplôme visé, et les sportifs de haut niveau. Dans les autres cas, si vous êtes plus âgés, il faudra vous tourner vers un contrat de professionnalisation qui vous permettra d’acquérir une qualification professionnelle reconnue. Contrat accessible avant 30 ans, bien entendu.

L’apprentissage pour tous

Contrairement aux idées reçues, l’apprentissage ne concerne pas que l’artisanat ou les formations pré bac. Il est, par exemple, tout à fait possible de suivre des études d’ingénieur en alternance. Aujourd’hui, on compte environ 80 000 apprentis en formation dans le supérieur. Leur nombre s’accroit à mesure que les formations post bac en apprentissage se développent. À Grand Paris Sud, il est possible de suivre une formation d’ingénieur à Télécom SudParis, l’ENSIIE, et à l’ICAM. Mais vous pouvez aussi vous inscrire dans un cursus de manager à l’Institut Mines Telecom Business School et dans bien d’autres domaines à l’Université (UPEC et UEVE), dans les IUT d’Évry et de Sénart, des écoles spécialisées ou encore dans des lycées qui proposent des BTS en alternance.

Le boum de l’apprentissage

« Il y a un vrai engouement, s’enthousiasme Benoit Dick. De plus en plus de jeunes se tournent vers l’apprentissage. Ils y trouvent un intérêt financier. Ils travaillent, ont des congés payés, bénéficient de la sécurité sociale et de la législation sur les accidents du travail, tout en obtenant un diplôme. C’est aussi le dernier ascenseur social : des jeunes qui n’avaient pas pu accéder au supérieur dans des conditions classiques ont pu obtenir un DUT, une licence ou un master grâce à l’apprentissage. Les modalités d’obtention sont différentes, mais on arrive au même résultat et les diplômes ont la même valeur que ceux de la formation initiale. » L’autonomie est aussi un vrai leitmotiv pour de nombreux apprentis dont le salaire moyen varie entre 25 et 78% du SMIC selon son l’âge et l’année d’exécution du contrat.

Devenir apprenti

Pour devenir apprenti, il faut d’abord s’inscrire dans une formation ouverte à l’apprentissage. Via Parcoursup, il faut cocher la case « Formations en apprentissage » dans l’onglet « critères spécifiques » (attention, cependant, certains écoles ne proposent pas encore leurs formations sur Parcoursusp).Vous pouvez commencer à saisir vos vœux depuis le 22 janvier et vous avez jusqu’au 14 mars pour les finaliser (réponses à partir de la mi-mai). Il est même possible de jouer la carte de la mobilité internationale via Erasmus +, par exemple. La mobilité européenne des apprentis est en effet largement encouragée pour favoriser l’acquisition de compétences et l’insertion professionnelle.

Trouver un employeur

Une fois inscrit dans un établissement, ce dernier vous accompagnera pour définir votre projet, préparer les outils (cv, lettre, entretien…) et il pourra vous mettre en relation avec son réseau d’entreprises. Sachez néanmoins que la recherche d’un employeur est une étape clef de votre projet. Sans lui, pas de contrat en alternance. Or, les formations débutent souvent au mois de septembre. Il est donc important d’anticiper cette rentrée et de débuter votre recherche plusieurs mois à l’avance. Cependant, pour les retardataires, la loi prévoit un délai de trois mois à partir du début de la formation, pour trouver une entreprise. Pour une rentrée en septembre, le contrat doit ainsi être signé entre le 1er juin et le 1er décembre. « Pour augmenter ses chances de trouver une entreprise il faut vraiment anticiper et être actif, insiste Alain Bao. L’idéal est de se rendre dès le mois de février aux salons sur l’orientation et aux portes ouvertes organisées par les CFA pour échanger avec des professionnels, des apprentis, des formateurs… pour mûrir ou consolider son projet de formation. Puis, il faut adresser des candidatures auprès des entreprises que l’on cible sans cibler excessivement pour ne pas réduire ses chances. »

Journées portes ouvertes : Prenez dates

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur les forums et les journées portes ouvertes organisés tous les ans par les écoles. Le forum du CFA EVE est déjà programmé pour le 13 juin au complexe du Lac à Évry-Courcouronnes. Vous pourrez y rencontrer une quarantaine d’entreprises qui souhaitent recruter dans différents parcours. L’an passé, 650 jeunes se sont rendus à ce rendez-vous et plus de 200 d’entre eux ont signé un contrat. De son côté, la Faculté des métiers de l’Essonne organisera ses journée portes ouvertes les 2 février, 16 mars, 25 mai et 29 juin de 9h à 17h sur ses 3 sites (Évry, Massy et Bondoufle). Quant à l’IUT de Sénart, il vous accueillera le samedi 9 février de 9h à 13h à Fontainebleau et de 13h à 17h à Sénart. Campus vous informera également des journées portes ouvertes des établissements du territoire proposant une formation post-bac en alternance.

Une réforme de l’apprentissage

Pour conclure, sachez que la récente réforme de l’apprentissage concerne essentiellement les écoles et les entreprises et a finalement moins d’impact sur les apprentis. À retenir, néanmoins, quelques points notables : une aide de 500 € accordée à l’apprenti majeur pour passer son permis de conduire, une rémunération augmentée pour les jeunes de 15 à 17 ans, les mêmes avantages (culture, sport, transport…) que les étudiants de la formation initiale pour les alternants, les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d’année ne perdront plus leur année.

Pour en savoir plus :

https://www.alternance.emploi.gouv.fr/portail_alternance/jcms/pa_5012/navigation/accueil

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